Jim Thompson

La maison de Jim Thompson – un havre de paix au cœur de Bangkok

L’histoire de Jim Thompson

Jim Thompson né aux Etats-Unis en 1906 est issu d’une famille aisée, son père travaillant dans l’industrie du textile. Jim fait des études d’architecture et malgré son échec pour l’obtention du diplôme, il va exercer cette profession pendant quelques années en construisant des petites maisons.

Arrivé en Thailande au lendemain de la guerre mondiale, Jim Thompson séduit par le pays développe la production de soie Thailandaise et collectionne les objets d’art ancien asiatique. Il disparait mystérieusement en 1967, lors d’un séjour chez des amis en Malaisie.

L’agent secret

Peu de temps après son enrôlement, il rencontre le Capitaine Edwin Black, de l’OSS et leur amitié dura jusqu’en 1967. Le Capitaine eut une grande influence sur Jim, il le convainc d’intégrer l’OSS et lui présente une ancienne mannequin avec qui il se mariera quelques temps plus tard. Après avoir reçu une formation d’agent sur l’ile de Catalina (Californie), il est affecté à l’outre-mer : il sert en Afrique du Nord, France et en Italie. Puis, après la défaite allemande, il forme une équipe au Sri Lanka avec mission d’être parachuté dans la jungle du nord de la Thailande pour renforcer les opposants thailandais au gouvernement pro-japonais de Bangkok. Mais la guerre cessa à la capitulation japonaise, et le Colonel Thompson arriva alors à Bangkok pour y prendre les fonctions de conseiller militaire à l’ambassade US.

Il se passionne alors pour la Thailande, voyage à travers tout le pays et se lie de nombreuses amitiés, y compris auprès de personnes influentes. Il se prépare à revenir en Thailande, lorsqu’il sera démobilisé. Lorsque l’hôtel Oriental est mis en vente, il achète un quart des parts. Malgré le mauvais état de l’hôtel, ancien quartier général des japonais, il voit des possibilités de développement.

Après sa démobilisation aux USA, il ne parvient pas à convaincre sa femme de le suivre en Thailande qui demande le divorce. Il entame alors une nouvelle vie en Thailande.

L’industriel

C’est alors qu’il se souvint des pièces de soie qu’il avait vu en Thailande. Cette industrie ancienne était en déclin à cause de la concurrence des produits européens et japonais, bon marché. Il restait une poignée de tisseurs en Thailande. En 1947, il rencontre Madame Edna Chase, grand nom de la mode Newyorkaise et éditeur de la revue Vogue, et lui présente des échantillons de soie thailandaise. Séduite par le tissu, elle persuade un créateur de dessiner une robe en soie thailandaise. La robe fut présentée dans la revue et ce fut le succès. Mais Thompson devait produire des vêtements à taille standardisée pour obtenir des commandes.

Il fonde alors la « Thai Silk Company », et améliore les couleurs, suit la qualité. Il incite les vieux tisseurs et en quelques mois près de 200 travaillent pour lui. En 1951, la soie de Jim Thompson est utilisée pour la comédie musicale « Le Roi et Moi », l’affaire prend de grandes proportions au point de devenir l’une des principales exportations du pays. Deux plantations de murier (pour l’élevage des vers à soie) sont créées au nord de la Thailande. En 1960, la « Thai Silk Company » compte 2000 tisseurs, et l’activité est si profitable, qu’il y a déjà 140 concurrents.

Le collectionneur

L’autre activité qui le passionnait le plus, c’est sa collection d’oeuvres d’art asiatique. Il aimait visiter les villages du nord de la Thailande et s’intéresse à l’art Thailandais, peintures sur soie, sculpture sur bois et sculptures bouddhistes. Pour contenir tous ces trésors, il fit construire une maison a Bangkok : il racheta trois vielles maisons du XIX° siècle dans la région d’Ayutthaya et les fit reconstruire, sur un terrain le long d’un klong à Bangkok. Il ajouta des corridors, un escalier et des salles de bains.

Sa collection comprend des laques birmanes, des bronzes cambodgiens, des poteries Ming, des chandeliers en cristal Victorien. Jim Thompson invitait souvent des personnalités à diner à la lumière des bougies et des torches du jardin tropical, avec un orchestre et des danseurs traditionnels Thailandais. Thompson voulait céder la maison et la collection à la Siam Society, mais on le soupçonnait d’avoir acheté des pièces volées dans les ruines khmères, il répliquait alors que de toutes façons les pièces étaient restées en Thailande grâce à lui. Deux ans avant sa disparition, il eu un grave désaccord avec les membres de la Siam Society à propos de la réelle appartenance de plusieurs objets, et de leur restitution. La rumeur indique qu’il aurait changé son testament, la Siam Society étant alors déshéritée. Mais le testament ne fut jamais retrouvé.

Le dimanche 26 mars 1967, en vacances dans les Cameron Highlands en Malaisie avec des amis singapouriens. Jim est allé se promener seul dans la jungle près de la maison ou il logait mais n’est jamais revenu. Une opération de recherche d’envergure fut déclenchée, 400 soldats, des policiers, des traqueurs professionnels, des tribus indigènes et des mediums se sont joints aux recherches mais on ne retrouva jamais son corps.

Jim Thompson House – Bangkok / 4K

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